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Avouez! La torture, c'est inhumain. Campagne 2013
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• Quizz – La torture, qu'en savez-vous ?
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• Antoinette Chahine en tournée
Antoinette Chahine en tournée

Dans le cadre de la campagne AVOUEZ! La torture, c’est inhumain, Antoinette Chahine est venu du Liban pour témoigner de l’époque où elle a été arrêtée injustement et torturée. Elle a fait des conférences du 5 au 9 mai à l’École secondaire d’Oka, l’École secondaire de l’Île à Gatineau, l’Académie Estacades à Trois-Rivières, l’École secondaire la Découverte à St-Léonard d’Aston et Régina Assumpta à Montréal.

Antoinette Chahine

Antoinette Chahine est originaire de Kfarhabida, village côtier à une cinquantaine de kilomètres de Beyrouth, au Liban.

Le 19 mars 1994, alors qu’elle était une jeune femme de 22 ans rêvant de poursuivre des études universitaires en droit, Antoinette est arrêtée et emmenée au commissariat de Fidar, dans le village voisin, où on l’interroge au sujet des appartenances politiques anti-régime de son frère Jean qui, à l’époque, était parti vivre en Australie.

Elle est détenue au commissariat jusqu’à sa première libération le 5 mai 1994, après 46 jours de détention au cours desquels elle a été victime d’actes de torture.

Son calvaire recommence le 9 juin alors qu’elle est de nouveau arrêtée et accusée d’implication dans le meurtre du père Sleiman, assassiné dans son couvent à Ajaltoun.

Antoinette est de nouveau torturée et elle demeurera en prison pendant cinq ans et demi. Le 6 juin 1997, deux ans après sa seconde arrestation, elle est condamnée à mort, sentence qui sera par la suite mutée en emprisonnement à perpétuité. Sous le choc, Antoinette perd l’usage de la parole et refuse catégoriquement de s’alimenter.

C’est alors qu’Amnistie internationale et d’autres organismes tels que l’ACAT, le CSI et le CSW se mobilisent pour faire libérer Antoinette. Des milliers de lettres parviennent à la prison : il y en a tant qu’on doit les livrer à la prison à l’aide d’une camionnette.

Tous ces efforts n’auront pas été en vain : Antoinette est innocentée et libérée deux ans plus tard, le 24 juin 1999.

Depuis sa libération, Antoinette a parcourt les quatre coins du monde afin de témoigner de son expérience. « C’est mon devoir de faire campagne contre la peine de mort, la torture et l’injustice » dit-elle.


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