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Avouez! La torture, c'est inhumain. Campagne 2013
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AGISSEZ!
• Raif Badawi, un blogueur ordinaire
• Majid Tavakkoli, leader étudiant iranien, arrêté et soumis à des traitements cruels et
   dégradants
LIBÉRÉ!
• Pochoir « Nous sommes toutes et tous Majid »
• Moses Akatugba, étudiant, accusé de vol et condamné à mort LIBÉRÉ!
• Claudia Medina Tamariz, représentante commerciale de produits homéopathiques torturée
• Le Protocole facultatif à la Convention contre la torture LE CANADA S'EST ENGAGÉ À LE RATIFIER

NON À LA TORTURE : Justice pour Claudia Medina Tamariz

SIGNEZ pour que Claudia obtienne justice!

J'AGIS

Le 7 août 2012, à 3 heures du matin, des hommes de la marine sont entrés par effraction chez Claudia, à Veracruz. Les mains attachées et les yeux bandés, elle a été conduite à la base navale locale à bord d’un pick-up.

Claudia a été accusée d’être membre d’une bande criminelle violente, accusation qu’elle a niée.

Elle a raconté qu’on lui avait infligé des décharges électriques avant de la rouer de coups de poing et de pied. On l’a ensuite abandonnée tout l’après-midi en plein soleil, attachée à une chaise.

Le lendemain, Claudia a été transférée les yeux bandés au bureau du procureur général de la République, avec un groupe d’autres détenus. Lorsqu’on lui a retiré le bandeau des yeux, elle s’est rendu compte que son époux et son beau-frère avaient eux aussi été arrêtés. Elle a été interrogée par un représentant du ministère public et un soldat de la marine l’a contrainte à signer une déclaration qu’elle n’a pas été autorisée à lire. Un peu plus tard dans la journée, les autorités de l’État ont présenté Claudia et les autres détenus aux médias, annonçant l’arrestation de dangereux délinquants en flagrant délit.

Le 13 août, lors de sa comparution officielle (devant le troisième juge de district de Veracruz), elle est revenue sur la déclaration qu’elle avait été contrainte de signer devant le représentant du ministère public et a informé le tribunal du traitement qui lui avait été réservé et des circonstances de sa détention. Les charges retenues à son encontre ont été abandonnées à l’exception d’une : port d’une arme illégale. Claudia a été libérée sous caution dans l’attente des conclusions de la procédure judiciaire.

Lorsqu’en septembre 2012 Claudia a témoigné au sujet de l’accusation dont elle avait encore àrépondre, elle a de nouveau décrit les tortures dont elle avait été victime. Le juge a ordonné au bureau du procureur général de la République d’enquêter sur ces allégations.

À ce jour, malgré les multiples initiatives de Claudia, y compris une plainte déposée devant la Commission nationale des droits humains, personne n’a eu à rendre de comptes. Le bureau du procureur général de la République n’a pas encore effectué d’examen médical et psychologique fondé sur le Protocole d’Istanbul des Nations unies pour recueillir des éléments de preuve des tortures infligées à Claudia et des conséquences de ces actes.

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