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Avouez! La torture, c'est inhumain. Campagne 2013
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AGISSEZ!
• Raif Badawi, un blogueur ordinaire
• Majid Tavakkoli, leader étudiant iranien, arrêté et soumis à des traitements cruels et
   dégradants
LIBÉRÉ!
• Pochoir « Nous sommes toutes et tous Majid »
• Moses Akatugba, étudiant, accusé de vol et condamné à mort LIBÉRÉ!
• Claudia Medina Tamariz, représentante commerciale de produits homéopathiques torturée
• Le Protocole facultatif à la Convention contre la torture LE CANADA S'EST ENGAGÉ À LE RATIFIER

NON À LA TORTURE : Justice pour Moses Akatugba

Je demande justice pour Moses.


J'AGIS

Moses attendait les résultats de ses examens lorsque sa vie a changé pour toujours. Le 27 novembre 2005, l’armée nigériane a arrêté le lycéen de 16 ans et l’a inculpé de vol de trois téléphones et de divers accessoires de communication.

Moses a indiqué qu’il avait reçu une balle dans la main, et que des soldats l’avaient frappé sur la tête et dans le dos lors de son arrestation. Dans un premier temps, il a été détenu dans une caserne où, a-t-il raconté, il a été passé à tabac après n’avoir pas su identifier un corps que des soldats lui avaient montré.

Il a ensuite été transféré au poste de police d’Epkan, dans l’État du Delta, où il a de nouveau été torturé et maltraité. Moses a expliqué à un défenseur des droits humains que la police l’avait violemment battu à coups de machette et de matraque, l’avait attaché et suspendu pendant plusieurs heures dans des salles d’interrogatoire et lui avait arraché les ongles des doigts et des orteils à l’aide de tenailles pour le contraindre à signer des aveux.

Le procès de Moses s’est déroulé devant la haute cour d’Effurun, dans l’État du Delta. La personne responsable de l’enquête ne s’est pas présentée à l’audience, et l’adolescent a été déclaré coupable sur la base uniquement de la déclaration de la victime (qui, selon l’avocat de Moses, était truffée d’incohérences) et des aveux qu’il avait faits sous la contrainte.

Il a été condamné à mort par pendaison après avoir passé huit années derrière les barreaux.

Aucune enquête n’a encore été ouverte sur ses allégations de torture. Aujourd’hui, alors qu’il attend dans le quartier des condamnés à mort, il ne voit sa famille que deux fois par mois.

« La douleur infligée par la torture est insupportable. Je ne pensais pas que je survivrais. Les souffrances que j’ai endurées aux mains des forces de l’ordre étaient inimaginables. Je n’avais jamais été soumis à un tel traitement inhumain. » (Moses, février 2014)

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