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Avouez! La torture, c'est inhumain. Campagne 2013
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© Amnistie internationale
Une position stressante utilisée lors d’interrogatoire
pendant une performance artistique de l’artiste sri lankais
Jiva Parthipan.


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Le terme « restitution » désigne le transfert d'une personne d'un pays à un autre en dehors de tout cadre dicté par le droit international, le plus souvent dans le plus grand secret. Ce système permet d'envoyer des « suspects » dans des pays où la torture est une pratique courante afin qu'ils y soient « interrogés ».

« Le but de la torture est de nous faire taire tous, pas seulement ceux qui sont torturés mais nous tous que la torture effraie au point de nous rendre passifs. » - Mohamedou Slahi, Guantánamo, 13 décembre 2005



CONTEXTE
• Définition de la torture
• Objectifs de la campagne
• Conventions qui s'opposent à l'usage de la torture
• Mythes/Réalités
• Cinq arguments contre l'usage de la torture
• La torture au Canada…

Cinq arguments contre l'usage de la torture

© Garnotte 2012/02/09
Texte bande noir : Permission d'utiliser au Canada des informations obtenus sous la torture.
Bulle de gauche : La camarade Hu Jin Tao sera ravi de pouvoir augmenter ses exportations vers le Canada
Bulle de droite : Vous en voulez combien d'informations?

Des gens, et même des gouvernements, prétendent que l’usage de la torture est justifié quand il s’agit d’une menace potentielle à la sécurité publique pour « protéger » leurs citoyen-ne-s. Mais ceci n’est pas le cas.
Voici cinq raisons pourquoi Amnistie internationale démontre que l’usage de la torture n’est jamais justifié :

  1. L’usage de la torture et des autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (CID) est illégal selon les normes internationales. Son usage est cruel, immoral, et toujours condamnable. La torture cause des dommages physiques et psychologiques souvent permanents chez les personnes qui l’ont subie.
  2. À court terme, les bourreaux peuvent obtenir des informations utiles en se servant des traitements CID, mais au long terme, c’est contre-productif. La torture engendre chez ses victimes et dans les communautés dont elles sont issues douleur, souffrance, humiliation, peur, colère et haine. Par exemple, des statistiques affirment que l’usage de la torture par des Américains est la meilleure raison d’al-Qaïda pour recruter des membres.
  3. Les informations obtenues par des actes de torture ne sont pas fiables; la torture fabrique des fausses déclarations. Les victimes de torture avouent toutes sortes d’allégations pourvu qu’elle cesse. C’est une perte de temps et de ressources. En plus, des gens innocents peuvent être impliqués, reconnus coupables, ou eux-mêmes torturés, à cause de faux témoignages.
  4. Selon les conventions internationales, les informations obtenues par des méthodes de tortures ne peuvent pas être utilisées comme évidence dans les tribunaux. Il est donc difficile de traduire une personne en justice pour un crime quelconque si elle déclare avoir été torturée. Malheureusement, depuis 2010, le gouvernement canadien a subtilement autorisé le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) d’utiliser des informations obtenues par actes de torture, une autorisation qui a été découverte seulement en 2012 et qu’Amnistie internationale condamne.
  5. On ne peut pas tolérer l’usage de la torture même dans des cas « spéciaux », parce qu’éventuellement, il deviendrait acceptable. Si la haute direction d’un pays accepte son usage, cette « culture de la torture » s’étendrait partout dans la voie hiérarchique.

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Source :
AI UK. « 5 arguments against torture ». Le 28 juillet 2011.

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