Amnistie internationale Canada francophone
   Pour nous joindre | SUIVEZ-NOUS SUR : FacebookTwitterYou Tube
Avouez! La torture, c'est inhumain. Campagne 2013
Téléchargez la campagne

© Duncan Pochoir au mur dans la prison d’Abu Ghraib
personnifiant une personne attachée avec des câbles électriques..


spacer

Un témoignage d’une victime de la torture :

« Le plus terrible, c’était les nuits quand nous étions réveillés par les bruits et les cris des torturés lors des interrogatoires. C’était le bruit des câbles et des bâtons sur des corps humains, accompagné par des cris sauvages. C’était horrible, tes nerfs étaient à bout. […] Quelque chose se brisait dans ton for intérieur. Malgré le fait que cela arrivait plusieurs fois par semaine, j’étais souvent incapable de supporter ces cris remplis de douleur et de souffrance, je tremblais et mes larmes coulaient abondamment et trahissaient mon humiliation et mon oppression, notamment lorsque la victime était une femme. »  » - Rida Haddad, journaliste syrien, emprisonné de 1980 à 1995, a décrit les sévices et humiliations quotidiennes dont il a été victime et l’acharnement de ses geôliers à détruire toute dignité.




CONTEXTE
• Définition de la torture
• Objectifs de la campagne
• Conventions qui s'opposent à l'usage de la torture
• Mythes/Réalités
• Cinq arguments contre l'usage de la torture
• La torture au Canada…

Définition de la torture

© Privée
« Torch » : Dans une salle dédiée à torturer, les poignets et les pieds d'une victime sont attachés, les poignets derrière le dos. Un bâton est placé sous les genoux et après, celui-ci est déposé sur une structure qui soutient le bâton horizontalement. Ensuite, le corps est tourné avec les pieds exposés. Les plantes des pieds sont fouettées ou elles sont frappées avec des bâtons. (Le « torch » a été fréquemment utilisé comme punition en Éthiopie et en Érythrée avant son indépendance sous le Derg.)

Selon la Convention des Nations unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants :

La « torture » est tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir des renseignements ou des « aveux », de la punir d’un acte, de l’intimider ou de faire pression sur elle.

L’article premier de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants fournit une définition juridique de la torture internationalement acceptée :

Le terme « torture » désigne tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles.

En bref, la torture, c’est des souffrances physiques ou mentales infligées intentionnellement par un agent de l’État qui est directement ou indirectement impliqué à des fins précises.

Participez. Pour d'autre. Avec d'autre.

© Amnistie internationale Canada francophone 2012