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Avouez! La torture, c'est inhumain. Campagne 2013
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« Les Américains m'ont envoyé en Jordanie pour y être torturé, puis à Bagram et enfin ici […] Je vis hors du monde depuis plus de quatre ans et je ne sais vraiment pas ce qui se passe à l'extérieur. »
- Mohamedou Slahi, Guantánamo, 13 décembre 2005



CONTEXTE
• Définition de la torture
• Objectifs de la campagne
• Conventions qui s'opposent à l'usage de la torture
• Mythes/Réalités
• Cinq arguments contre l'usage de la torture
• La torture au Canada…

Mythes/Réalités

Pour mieux comprendre la pratique de la torture, il faut déboulonner certains mythes sur son usage :

MYTHE : La torture existe seulement dans les sociétés « moins civilisées ». RÉALITÉ : Le Canada et les États-Unis ont été impliqués directement ou indirectement dans des cas de torture. Par exemple : Maher Arar et Omar Khadr. La torture existe sur chaque continent, et elle a été utilisée par tous genres de régimes (conservateurs, libéraux, etc.).

MYTHE : La torture est principalement utilisée pour extraire de l’information ou des confessions. RÉALITÉ : Obtenir de l’information et des confessions n’amène guère à la libération d’une personne torturée. La torture sert surtout à donner un sentiment d'impuissance et de terreur chez les victimes et au sein de la société où elles habitent.

MYTHE : La torture blesse uniquement le corps d’une personne. RÉALITÉ : La torture a pour but de briser l’esprit d’une personne. Elle détruit les facultés physiques ainsi que psychologiques des survivant-e-s. Du personnel médical participe souvent aux séances de torture pour s’assurer que la victime reste réveillée et vivante.

MYTHE : La torture est rarement, sinon jamais, utilisée de façon aléatoire. RÉALITÉ : La torture fait partie d’un grand nombre de mesures répressives limitant les droits des personnes sous prétexte de trouver des suspects.

MYTHE : La torture est une punition extrême. RÉALITÉ : La torture peut être utilisée pour punir, pour obtenir de l’information, ou pour faire pression sur une tierce personne, mais son but ultime est de contrôler la société ou un groupe particulier.

MYTHE : Un État n’est pas responsable de la torture commise sur son territoire. RÉALITÉ : L’État est très souvent impliqué dans l’utilisation de la torture, directement ou indirectement. Le fait que l’État le cautionne autorise les fonctionnaires à utiliser la torture et même la justifie.

MYTHE : La torture est utilisée par des psychopathes ou par des sadiques. RÉALITÉ : Sans doute, il y a des bourreaux qui sont sadiques, mais la plupart ne le sont pas. En général, ils suivent les instructions d’une personne d’autorité, justifiant ainsi et laissant entendre qu’il n’y aurait pas de conséquences pour leurs gestes.

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Source :
Immigration and Refugee Board of Canada. Training Manual on Victims of Torture : Dispelling Myths About Torture. Avril 2004.

 

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